
Le voici ici dans la sonate pour piano n° 1 en fa mineur, opus 2 n° 1, de Ludwig van Beethoven. Dédiée à Joseph Haydn (qui avait été le professeur de Beethoven), cette sonate comporte quatre mouvements.
Chroniques musicales et autres déambulations culturelles....
« Il régnera chez nous une obscurité de rêve, il y aura des fleurs aux fenêtres, des murs bleu pale, des gravures, un piano à queue et là, nous nous aimerons unis dans une profonde fidélité».Pourtant, si, sorties de son contexte, ces deux phrases de Robert Schumann semblent tirées d'un roman à l'eau de rose, on aurait tord de conclure à un récit ampoulé.
« Alors, assied-toi auprès de moi, mets tes bras autour de mon cou, laisse-moi plonger dans tes yeux et demeurons heureux dans le silence., avant de conclure :
« Dans le vaste monde deux êtres s'aiment. »Dans leurs lettres, Clara et Robert font bien plus que communiquer, ils s'apostrophent, s'écoutent, se répondent. Car les lettres ne sont pas qu'un échange d'états âme. Les mots prennent corps. Le quotidien est raconté avec autant de minutie que les pensées les plus profondes. Par ces lettres, l'autre n'est pas seulement celui à qui ils s'adressent....il semble physiquement présent, comme ne cesse de le répéter Robert.
« Quand tu lui (Friedrich Wieck, père de Clara) reparleras de nous, parle-lui un peu serré pour qu'il ne trouve pas à nouveau des tas de prétextes à invoquer pour continuer à nous séparer »écrit Robert.
« Tu demeures Robert et moi Clara. Tout le reste n'existe pas », écrit-elle. L'amour se dit comme une évidence, malgré les années et malgré l'absence.
« Quoi qu'il en soit je t'ai aimée depuis toujours et de tout mon coeur, d'une tendresse d'enfant, bien entendu »écrit Robert pour sa part.
« Je viens de bavarder avec toi au piano »confie Clara. C'est dans la musique que leur amour a éclos et s'est développé. C'est par elle qu'il se maintient intact et vivant, ne laissant pas le temps faire son travail de sape.